« La vie est belle »
Buteur décisif jeudi en Coupe d'Europe, Pascal Berenguer a dédié sa réalisation à sa copine qui attend un heureux événement. Dans un mois et demi, le Corse sera papa d'une petite fille.
NANCY. Quel joueur nancéien tire le plus souvent au but ? La logique serait de répondre Kim, Curbelo, Zerka voire Dia, eux qui évoluent à la pointe de l'attaque de l'ASNL. Mais en réalité, c'est le milieu défensif Pascal Berenguer. Lorsqu'il est titularisé comme jeudi en Coupe UEFA face au Wisla Cracovie, Pascal Berenguer n'hésite pas à armer sa puissante frappe. Même à longue distance. En 2003, en L2, il avait d'ailleurs inscrit un incroyable coup franc « à la Roberto Carlos » et en 2005, avec la CFA à Epinal, il avait réussi un lob du milieu du terrain... Ce n'est donc pas un hasard si, contre Cracovie (2-1), Nancy a fait la différence grâce à deux tirs de Berenguer. La première frappe, un peu dévissée, a permis à Kim d'ouvrir le score. La seconde, très précise, a fini au fond des filets polonais.
- Juste après votre réalisation jeudi, vous avez piqué un sprint vers la tribune Jacquet en montrant du doigt une personne dans les gradins. De qui s'agissait-il ?
Ma copine. Je n'avais jamais marqué sous ses yeux. Mon dernier but à Picot, c'était il y a trois ans... J'ai voulu lui dédier ma réalisation jeudi. Elle m'aide, elle me soutient. Je peux même dire qu'elle a beaucoup de courage car c'est une Niçoise. Et elle a bravé le froid pour m'accompagner en Lorraine (éclats de rire) ! Sans plaisanter, je suis d'autant plus content que ma copine est enceinte. Je vais devenir papa.
- Dans combien de temps ?
La naissance est prévue d'ici un mois et demi. Ça va être une petite fille. On a décidé de l'appeler Lou.
- Les bonheurs s'enchaînent pour vous puisque vous traversez une magnifique période avec l'ASNL...
La vie est belle, effectivement. Sur le plan du football, on n'arrête pas de progresser. Jeudi, on a gagné un match piège. A 1-1 face au Wisla, après avoir buté sur un gardien en état de grâce et raté plusieurs occasions, nous avons persévéré pour porter le score à 2-1.
« Comme d'habitude, on ne va rien lâcher »
- Physiquement, comment vous êtes-vous senti devant les Polonais ?
J'avais du jus. Je n'avais joué qu'une vingtaine de minutes dimanche lors du déplacement à Lyon (1-0). Et j'avais raté la venue de Nantes à Picot puis le 8e de finale de la Coupe de la Ligue contre Toulouse à cause d'une suspension. J'ai dû purger deux matches après mon carton rouge reçu au Mans.
- Qu'avez-vous pensé de cette sanction ?
Je l'ai trouvée injuste dans le sens où je n'ai pas fait exprès de mettre un coup de coude. Je me suis laissé emporter par mon élan. Mais quand je suis monté me défendre à Paris, la commission de discipline a passé quatre fois l'action au ralenti pour bien mettre ma faute en évidence. Dommage que la vidéo ne soit pas utilisée dans tous les cas de figure... Il y a deux poids deux mesures.
- Mais vous voilà prêt pour un nouveau rendez-vous prestigieux, la réception de Bordeaux en championnat...
On va donner le maximum. Comme d'habitude, on ne va rien lâcher !
Source : l'Est Républicain